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Jeu Territoire 1A

L’identité des individus, comme celle des collectivités, est tributaire du milieu où ils vivent : tout l’environnement contribue à façonner les êtres. Dans l’Ouest et le Nord-Ouest, les voyageurs et les colons sont marqués par les paysages qu’ils découvrent : la plaine évoque liberté et aventure, alors que la forêt et les lacs immenses du Nord-Ouest engendrent facilement un sentiment de frayeur. Les paysages sont d’ailleurs une source d’inspiration pour les artistes.

Champ de blé à Gravelbourg - image Un Français découvre la plaine - document Les sérénités de ce froid - document Printemps sur la rivière Yukon - image Réal Bérard, artiste franco-manitobain - vidéo

Les nouveaux venus doivent s’adapter à leur milieu. Celui-ci peut être généreux – les Amérindiens et les Métis n’y puisaient-ils pas nourriture et médicaments ? – mais l’environnement de l’Ouest et du Nord-Ouest peut aussi être cruel. Chaque saison a ses bons et ses mauvais côtés : l’hiver permet par exemple de prendre des raccourcis par les ponts de glace, alors que l’été même est souvent difficile, comme l’ont appris ceux qui ont vécu le « dustbowl » des années 1930 dans les provinces des Prairies. Et, depuis les débuts du peuplement, les habitants de la vallée de la rivière Rouge, au Manitoba, doivent régulièrement faire face au débordement de la rivière.

Médicaments métis - étude Les dangers du froid - document Routes d'hiver et ponts de glace - document Dustbowl - image La riviere Rouge quitte son lit - vidéo

Les premiers francophones à mettre le pied dans l’Ouest, au 18e siècle, sont des explorateurs, des militaires, des marchands de fourrure et des hommes engagés par les compagnies de commerce des fourrures. Suivant les cours d’eau, ils se rendent jusqu’aux Rocheuses. Ils construisent des forts, dont certains, comme Saint-Boniface et Portage-la-Prairie, deviendront plus tard des centres de peuplement importants. Le plus célèbre de ces explorateurs-marchands de fourrure est le sieur Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye, que la francophonie de l’Ouest considère comme son fondateur.

Jeu Territoire 1B Exploration et présence françaises, 1731-1760 - image Monument La Vérendrye - image

Dans la deuxième moitié du 18e siècle, les engagés des compagnies de fourrure, françaises, anglaises ou écossaises contractent des mariages à la façon du pays (non sanctionnés par l’Église) avec des Amérindiennes. C’est de ces mariages qu’est issu le peuple métis, qui, au tournant du 19e siècle, constitue le premier peuplement permanent des Prairies. Au moment de la création de la province du Manitoba en 1870, les Métis sont de loin le groupe le plus nombreux à la Rivière-Rouge. Des facteurs économiques, politiques et religieux les inciteront cependant à émigrer vers le nord, le sud et surtout plus à l’ouest.

Le peuplement métis - étude L'exode de la rivière Rouge - image Établissement métis à la Montagne de Bois - image Lac La Biche, 1921 - image
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