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L’identité des individus, comme celle des collectivités, est tributaire
du milieu où ils vivent : tout l’environnement contribue à
façonner les êtres. Dans l’Ouest et le Nord-Ouest, les voyageurs et les
colons sont marqués par les paysages qu’ils découvrent : la plaine
évoque liberté et aventure, alors que la forêt et les lacs immenses
du Nord-Ouest engendrent facilement un sentiment de frayeur. Les paysages sont
d’ailleurs une source d’inspiration pour les artistes.
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Les nouveaux venus doivent s’adapter à leur milieu. Celui-ci peut être
généreux – les Amérindiens et les Métis n’y puisaient-ils
pas nourriture et médicaments ? – mais l’environnement de l’Ouest et du
Nord-Ouest peut aussi être cruel. Chaque saison a ses bons et ses mauvais
côtés : l’hiver permet par exemple de prendre des raccourcis par
les ponts de glace, alors que l’été même est souvent difficile,
comme l’ont appris ceux qui ont vécu
le « dustbowl »
des
années 1930 dans les provinces des Prairies. Et, depuis les débuts
du peuplement, les habitants de la vallée de la rivière Rouge, au
Manitoba, doivent régulièrement faire face au débordement de
la rivière.
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Les premiers francophones à mettre le pied dans l’Ouest, au 18e
siècle, sont des explorateurs, des militaires, des marchands de fourrure et
des hommes engagés par les compagnies de commerce des fourrures. Suivant les
cours d’eau, ils se rendent jusqu’aux Rocheuses. Ils construisent des forts, dont
certains, comme Saint-Boniface et Portage-la-Prairie, deviendront plus tard des
centres de peuplement importants. Le plus célèbre de ces
explorateurs-marchands de fourrure est le sieur
Pierre Gaultier de Varennes et de La Vérendrye, que la francophonie de l’Ouest
considère comme son fondateur.
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Dans la deuxième moitié du 18e siècle, les engagés
des compagnies de fourrure, françaises, anglaises ou écossaises
contractent des mariages à la façon du pays
(non sanctionnés par l’Église) avec des Amérindiennes.
C’est de ces mariages qu’est issu le peuple métis, qui, au tournant du
19e siècle, constitue le premier peuplement permanent des
Prairies. Au moment de la création de la
province du Manitoba en 1870, les Métis sont de loin le groupe le plus nombreux à
la Rivière-Rouge. Des facteurs économiques, politiques et religieux
les inciteront cependant à émigrer vers le nord, le sud et surtout
plus à l’ouest.
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