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Le genre de travail qu’on fait, le type de maison dans lequel on habite, la place qu’on occupe dans l’échelle sociale, l’ensemble des conditions socio-économiques dans lesquelles on vit façonne notre identité. Dans l’Ouest et le Nord-Ouest, ce sont la traite des fourrures, l’agriculture et, à un degré moindre, l’industrie forestière et minière qui ont le plus marqué les francophones.

   

Deux facteurs contribuent à l’exploration de l’Ouest sous le régime français : le désir d’expansion géo-politique de la France, d’une part, et le désir de s’enrichir dans le commerce des fourrures, d’autre part. Après la Conquête anglaise, la traite des fourrures devient la seule raison d’être de la présence européenne dans la région. Hommes et marchandises empruntent les voies d’eau d’un poste à l’autre.

Jeu Conditions 1.1 Un empire bâti sur le commerce - étude Fourrures - image Marchandises pour la traite - document Les chemins de la fourrure - animation

Pendant longtemps, la Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la baie d’Hudson (CBH) entretiennent une rivalité féroce. En 1821, elles fusionnent sous le nom de la deuxième. Plus tard, des traiteurs indépendants et de petites compagnies, comme Revillon Frères, menacent le monopole de la CBH.

Jeu Conditions 1.2 Le fort Garry - image Revillon Frères - étude Revillion Frères - image

Les compagnies de traite des fourrures engagent des Voyageurs à Montréal et dans ses alentours. Ces Voyageurs sont parfois spécialisés dans une tâche ou connaissent particulièrement bien une région. Ils se distinguent par leur costume, par leur nourriture et surtout par leur grande capacité comme avironneur ou comme portageur.

Jeu Conditions 1.3 Hiérarchie dans la traite des fourrures - étude Mangeurs de lard - étude Costume du Voyageur - étude La nourriture des coureurs de bois - document Portage sur la rivière des Esclaves - image Dans le canot, chacun a sa place - étude

Après avoir passé des années dans l’Ouest, les Voyageurs en connaissent toutes les facettes et tous les dangers. Le plus souvent, ils épousent des Amérindiennes, parfois des Canadiennes françaises. Dans les deux cas, ces femmes vivent à la dure comme leurs maris.

Richesse et pauvreté d'un Voyageur - document Un hiver difficile pour les Voyageurs du Mackenzie - document Métisses - image La vie domestique du Voyageur - étude Donner naissance en pleine prairie - document

Au début du 20e siècle, l'échange entre blancs et autochtones, qui est à la base du métissage, a lieu dans l'Arctique entre les Inuits et les hommes du capitaine Bernier. Ceux-ci se vêtissent et mangent comme leurs hôtes. Certains deviennent, temporairement, des Inuits.

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