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Le genre de travail qu’on fait, le type de maison dans lequel on
habite, la place qu’on occupe dans l’échelle sociale, l’ensemble
des conditions socio-économiques dans lesquelles on vit
façonne notre identité. Dans l’Ouest et le Nord-Ouest,
ce sont la traite des fourrures, l’agriculture et, à un degré
moindre, l’industrie forestière et minière qui ont le plus
marqué les francophones.
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Deux facteurs contribuent à
l’exploration de l’Ouest sous
le régime français : le désir d’expansion
géo-politique de la France, d’une part, et le désir de
s’enrichir dans le commerce des fourrures, d’autre part. Après
la Conquête anglaise, la traite des fourrures devient la seule
raison d’être de la présence européenne dans la
région. Hommes et marchandises empruntent les voies d’eau d’un
poste à l’autre.
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Pendant longtemps, la Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la
baie d’Hudson (CBH) entretiennent une rivalité féroce.
En 1821,
elles fusionnent sous le nom de la deuxième. Plus tard,
des traiteurs indépendants et de petites compagnies, comme Revillon
Frères, menacent le monopole de la CBH.
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Les compagnies de traite des fourrures engagent des Voyageurs à
Montréal et dans ses alentours. Ces Voyageurs sont parfois
spécialisés dans une tâche ou connaissent
particulièrement bien une région. Ils se distinguent
par leur costume, par leur nourriture et surtout par leur grande
capacité comme avironneur ou comme portageur.
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Après avoir passé des années dans l’Ouest, les
Voyageurs en connaissent toutes les facettes et tous les dangers. Le
plus souvent, ils épousent des Amérindiennes, parfois
des Canadiennes françaises. Dans les deux cas, ces femmes vivent
à la dure comme leurs maris.
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Au début du 20e siècle, l'échange entre blancs et autochtones, qui est
à la base du métissage, a lieu dans l'Arctique entre les Inuits et les hommes du
capitaine Bernier. Ceux-ci se vêtissent et mangent comme leurs hôtes. Certains deviennent, temporairement,
des Inuits.
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